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Xavier Sterke me réconcilie avec le
cubisme car il le féminise, en rondeurs, en finesse, en souplesse.
Avec lui il devient un jeu de lumière, une variation chromatique,
un piège frisant le trompe l'oeil. Son cubisme est une
grille de lecture du vivant, comme s'il promenait son regard sur le
monde avec des exponentielles et des hyperboles, des fractales et
des rapporteurs d'angles pour en percer les secrets
architectoniques. Avec Xavier Sterke le cubisme devient organique.
Car il ne viole pas le vivant, car il le fait danser.
Sa reconstruction anime, ses natures ne sont pas
mortes. Et c'est ce qui me fait l'aimer. Son cloisonnement décloisonne
comme les vitraux de la cathédrale de Chartres libèrent la lumière,
son cubisme se veut plus kaléidoscopique qu'atomique, sa
reconstruction du réel est plus en mosaïque qu'en analyse.
Rien de tordu chez lui. Même s'il n'y a que des courbes. Quoi
de plus morne et triste qu'un tas de violon marron décomposé sur
des journaux gris et de la vaisselle cassée. Pas de ça chez Sterke.
Braque et Picasso ont pu être influencés par
l'Afrique mais ils n'en n'ont retenu que des masques figés, hiératiques
et mortuaires, alors que les masques africains était faits pour
danser, pour prier, pour vibrer. De l'Afrique, Sterke nous rapporte
la lumière. Une chaude lumière, pleine de poussière enflammée,
d'ocres et de beurres orangés. La chaleur des fruits mûrs gorgés
de soleils. Et c'est une des vertus de ses tableaux.
Sur un mur blanc, dans la froideur des crépuscules
hivernaux, ils déversent des quantités de calories, dansent sur
les murs, apportent cette énergie et cette joie si propres à ce
continent. Il y a de l'arlequin et du pâtissier chez cet homme : du
sucre, de l'amande et du carnaval, des femmes, des fruits et de la fête. Ni
cimetières, ni Guernica.
Ah ! Ses focs de felouques sur fond de blocs de
granit d'Assouan ! Les colombes de Valéry peuvent bien s'envoler...
Alexandre
POUSSIN - AFRICA TREK
octobre 2006
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Xavier
STERKE,
Une Figuration Recomposée.
La géométrie figurative colorée qui s’exprime dans les
toiles de Xavier Sterke déploie des lignes de forces invisibles qui
façonnent une architecture émotionnelle.
Les enchevêtrements des formes, loin de créer
un état de confusion, génèrent une harmonie stimulante. C’est
avec un plaisir non dissimulé que l’artiste dilate les volumes, déforme
les perspectives de leurs fonctions habituelles, et détourne les éléments
figuratifs à l’avantage de sa vision très personnelle du réel.
Il établit ainsi une introspection de ses sujets, cherchant à pénétrer
les révélations à la fois graphiques et sensibles qu’elles recèlent.
La recherche approfondie du rapport des couleurs entre elles
intensifie cette investigation en lui apportant la force de leur
potentiel émotif. Ses affections pour l’art oriental alimentent
la richesse de ses qualités de coloriste averti, sans pour autant
influencer sa démarche initiale. Xavier Sterke achemine sa volonté
créative vers une esthétique poétique atypique en parvenant à
plonger au cœur de l’essence des choses. Il ondule, courbe,
souligne, éclaire, adoucit aplats et lumières à sa guise, sans
pourtant déstructurer la cohérence de ses sujets. Son écriture
invente une abstraction lisible et compréhensible qui touche nos
sens et notre âme en même temps. Il règne au sein des œuvres de
Xavier Sterke une plénitude et une force d’évocation qui
rassemble nos sentiments parfois dispersés, en créant un climat de
complicité entre lui et nous par la vérité de sa démarche
artistique.
Le prix « Univers des Arts », qui lui a été décerné
lors du Salon de la Société Nationale des Beaux Arts au Carrousel
du Louvre en 2005, souligne un talent confirmé.
Par Céline Josset
Magazine « Univers des Arts » Mai 2006
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Présentation
par Antonio MALMO.
Critique
international. Expert en Art Contemporain. Correspondant de « Il
Pungolo ».
Académie
de Firenze. Corrispondente Nationale dell’Assaciazione Storica .
Approfondir sa peinture peut signifier
un voyage mystérieux et fascinant dans les méandres de sa sensibilité,
de sa recherche de nouveaux modèles expressifs, de nouveaux et variés débouchés
pour mieux exprimer ses idées, ses intéressantes propositions.
C’est comme une invitation, la
sienne, à aller bien outre l’image proposée, immédiate, comme dire
avec tranquillité et calme, nous pouvons approfondir son message, sa
capacité d’imaginer, de rêver, de passer outre les limites, les frontières
concrètes de la réalité environnante.
Tout cela transparaît, brille, reluit
même dans ses délicates « natures mortes » ou « natures
silencieuses » comme préférait les nommer le Maître George De
CHIRICO.
Sa peinture comme nous pouvons
l’admirer, est rythmée par de fantasques scansions de signes et pièces
chromatiques, habilement composés sur la toile et pour tout cela le sens
visuel s’équilibre. Les différentes facettes de ses toiles sont marquées
et caractérisées par une admirable puissance créatrice et expressive et
par une remarquable capacité et maîtrise de composition.
Je ne serai pas certainement démenti
quand j’affirme que notre artiste s’exprime avec originalité et fraîcheur
d’images et qu’il mérite les plus amples consentements de la part du
public et de la critique, à niveau international.
AD MELIORA !!!
Avec estime. Antonio Malmo.
Caivano le 11/4/2005
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Xavier
Sterke, vu par Alain Coudert, Art actualité magazine
La courbe
et l'arabesque
Xavier Sterke ne se contente jamais de ce qu'il
peut obtenir simplement. Il a l’exigence de toujours regarder par-delà
les apparences, au coeur même de la matière, là où se dévoilent les
arcanes les plus secrets du sentiment que le regard sur ses toiles
suscite. Il évite l’effet et ne laisse qu’une part ténue au hasard.
La démarche
de coloriste de Xavier Sterke est clairement influencée par son attirance
pour l'Orient et sa passion de la culture japonaise dont il pratique l'art
floral, l'Ikebana. Travaillant sur des camaïeux de couleurs
méditerranéennes portées par une gamme de terres et d’ocres, jaunes,
rouges, bruns, qui rappellent parfois les mosaïques byzantines, sa
palette l'entraîne, par-delà son sujet, vers un imaginaire qu'une grande
sensualité allège des contraintes de la création. Inspiré par un
cubisme heureux, le monde de Xavier Sterke est celui de la courbe et de
l'arabesque. La courbe révèle la sensualité de ses sujets. L'arabesque,
quant à elle, traduit l'inspiration orientale du peintre et sert, en
même temps, à voiler le sujet.
" Par
exemple, explique le peintre, dans mes oeuvres sur l'univers des femmes,
je cherche à transmettre une sensualité intellectuelle à l'adresse de
nos mères, compagnes et amies, une sensualité valorisante et poétique,
qui soit hommage et respect. "
Il s'agit de
capter le spectateur par la couleur, de le convier au voyage et de le
laisser découvrir le sujet par lui-même. " Aujourd'hui, estime
Xavier Sterke, je crois qu'il convient de sortir de la pure matière qui
conduit la peinture au suicide collectif. Je suis un funambule qui ne veut
tomber ni dans l'abstraction ni dans la figuration. " Il
revendique, l'importance de l'imaginaire et le plaisir de la découverte.
La peinture ne doit pas être simple objet de consommation et de plaisir
immédiat, aussitôt consommé, aussitôt rejeté… Le spectateur doit
faire l'effort de trouver, de créer au besoin, le chemin qui le conduit
à l'œuvre, avant d’éprouver le bonheur de vivre avec.
Alain
Coudert. Critique d’Art.
Paris
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